Siegfried Lenz, romancier et novelliste allemand que l'on ne présente plus... A 17 ans, il déserte l'armée du Reich et se livre aux anglais. L'année de sa libération (1945) il entreprend des études classiques de philosophie et de littérature anglaise, tout en assurant la chronique littéraire du journal Die Welt.
Grâce à ses romans : des vautours dans le ciel (1951), Duel dans l'ombre (1953),ses nouvelles et ses essais il peut enfin vivre de sa plume à partir de 1961.
Engagé politiquement aux côtés de Günter Grass, il soutient la campagne électorale du parti social-démocrate en 1965 et 1972.
Il doit sa notoriété à son roman paru en 1968 et vendu à plsuieurs millions d'exemplaires : La leçon d'allemand
Siggi Jepsen, écolier dans une maison de correction (où des centaines de psychologues défilent à la recherche d'un cas, objet de future thèse) doit écrire un essai sur le thème : les joies du devoir. Celui-ci lui remémore immédiatement un épisode de la vie de son père, officier de police, qui dut en 1943 faire appliquer la loi antisémithe à l'encontre d'un ami d'enfance, le peintre Max Nansen...
Un roman aux mutiples facettes exposées par une écriture assez lourde. La description domine mais nous amène avec perfection dans les moindres détails de chaque scène.
Cependant, la plume du jeune écolier retient notre attention et permet finalement d'alléger l'écriture.
Un livre qui laisse entrevoir des sujets parallèles à l'antisémitisme comme celui du pouvoir de l'art dans cette période de censure. C'est également agréable de lire un livre qui parle de guerre sans que nous l'entendions à travers chaque mot.
"Un remarquable roman, d'une beauté et d'une force sans pareille dans la littérature d'outre-Rhin de ces vingt dernières années." Georges Conchon